Derrière chaque programme, chaque activité et chaque geste posé au Y des femmes de Montréal, il y a des bénévoles engagés qui contribuent concrètement à faire une différence dans la vie des femmes et des familles que nous accompagnons.
Au sein de la Clinique d’information juridique, des avocates et des avocats bénévoles mettent leur expertise au service des femmes. Grâce à leur écoute et leur expérience, ces professionnelles et professionnels contribuent à lever les obstacles à l’accès à la justice.
Cette semaine, nous mettons en lumière Audrey Berteau, dont l’engagement bénévole vise à rendre la justice plus accessible, malgré les obstacles financiers et linguistiques, ainsi que la méconnaissance des recours juridiques disponibles. Elle souligne que, bien que chaque femme ait un parcours unique, certaines entraves reviennent fréquemment dans les dossiers, notamment « une difficulté à défendre ses propres intérêts et à s’affirmer, ainsi qu’un manque de confiance envers le système de justice ».
Découvrez son portrait.
Présentez-vous en quelques mots :
Je m’appelle Audrey Berteau et je suis avocate en propriété intellectuelle chez Smart & Biggar. L’accès à la justice est une valeur importante pour moi, et mon engagement bénévole à la clinique juridique du Y des femmes me permet de contribuer concrètement à améliorer l’accès à la justice pour des femmes dans ma communauté qui traversent des situations difficiles.
Qu’est-ce qui vous a motivée à devenir bénévole au Y des femmes ?
En tant que bénévole au Y des femmes, j’ai l’occasion de mettre mes connaissances juridiques au service des autres, afin d’aider des femmes de façon directe et tangible. Lors des consultations, j’aide des femmes à mieux comprendre leur situation et je leur donne les outils nécessaires pour faire face à leurs enjeux juridiques.
De plus, j’ai beaucoup appris en participant à des cliniques juridiques lorsque j’étais étudiante en droit. C’est très gratifiant de pouvoir aujourd’hui contribuer à la formation des étudiants en droit.
Qu’est-ce que votre bénévolat vous apporte dans votre vie professionnelle et/ou personnelle ?
Sur le plan professionnel, mon bénévolat a renforcé ma capacité à offrir des conseils pratiques, adaptés aux besoins et aux priorités de chaque client. J’ai acquis, au fil des nombreuses consultations auxquelles j’ai participé, une meilleure compréhension de la diversité des façons dont une même situation peut être appréhendée, une meilleure capacité à communiquer des informations juridiques de manière claire et accessible, et un meilleur savoir-faire pour interagir de manière efficace avec un large éventail de personnalités.
Quel(s) est/sont les principaux obstacles à l’accès des femmes à la justice que vous avez pu constater ?
Chaque femme a un parcours unique. Plusieurs obstacles reviennent toutefois fréquemment, notamment des ressources financières limitées; la complexité du système juridique; un manque de connaissance quant aux ressources disponibles; une difficulté à défendre ses propres intérêts et à s’affirmer; un manque de confiance envers le système de justice; et des barrières linguistiques.
Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite à donner de son temps comme bénévole au Y ?
Ce travail est vraiment enrichissant. Je pense que la principale hésitation à devenir avocat bénévole concerne le temps que cela demande, à quoi je répondrais que la structure de la clinique offre une grande flexibilité ; les bénévoles peuvent choisir quand ils souhaitent effectuer des consultations et adapter leur niveau d’implication chaque semaine en fonction de leur charge de travail et de leurs autres engagements.
