Derrière chaque programme, chaque activité et chaque geste posé au Y des femmes de Montréal, il y a des bénévoles engagés qui contribuent concrètement à faire une différence dans la vie des femmes et des familles que nous accompagnons.
Au sein de la Clinique d’information juridique, des avocates et des avocats bénévoles mettent leur expertise au service des femmes. Grâce à leur écoute et leur expérience, ces professionnelles et professionnels contribuent à lever les obstacles à l’accès à la justice.
Cette semaine, nous mettons en lumière Jillian Levine, une avocate sensible à la disparité des responsabilités familiales et financières auxquelles de nombreuses femmes sont confrontées. Selon elle, « le coût, la complexité des procédures et la charge émotionnelle associée rendent alors l’exercice de leurs droits particulièrement difficile ».
Découvrez son portrait.
Présentez-vous en quelques mots :
Avocate en droit de la famille et en droit des successions depuis plus de dix ans, j’accompagne mes clients dans des situations souvent complexes et sensibles, en misant sur des stratégies efficaces et des résultats tangibles.
Qu’est-ce qui vous a motivé à devenir bénévole au Y des femmes ?
Il existe encore très peu d’éducation juridique accessible en matière de droit de la famille et des successions, alors même que le mariage, les enfants et le décès figurent parmi les événements juridiques les plus déterminants d’une vie. Ce manque d’information peut accroître la vulnérabilité des personnes, en particulier des femmes. J’ai souhaité contribuer à combler cet écart en rendant cette information plus accessible et en offrant un soutien concret.
Qu’est-ce que votre bénévolat vous apporte dans votre vie professionnelle et/ou personnelle ?
Cela m’offre une perspective plus large sur les questions que les gens se posent réellement et sur les lacunes en matière d’accès à l’information. Je me retrouve souvent à effectuer des recherches sur des enjeux qui ne justifieraient pas nécessairement une consultation auprès d’un avocat, ce qui me permet de demeurer à l’affût des réalités concrètes. Surtout, je suis devenue avocate pour être au service des autres, et ce bénévolat me reconnecte profondément à cette motivation première.
Quel(s) est/sont les principaux obstacles à l’accès des femmes à la justice que vous avez pu constater ?
De nombreuses femmes assument une part disproportionnée des responsabilités financières et familiales, ce qui limite leur temps, leurs ressources et leur capacité à naviguer efficacement dans le système juridique. Par ailleurs, il revient souvent à la conjointe la plus vulnérable sur le plan financier de prendre en charge les démarches juridiques. Le coût, la complexité des procédures et la charge émotionnelle associée rendent alors l’exercice de leurs droits particulièrement difficile.
Que diriez-vous à quelqu’un qui hésite à donner de son temps comme bénévole au Y ?
On commence en pensant offrir de son temps, mais ce que l’on en retire, en termes de perspective, de sens et de rencontres, est si précieux qu’on a parfois l’impression de recevoir davantage que l’on ne donne.
